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Linguis Europae is dedicated to a range of topics involving official state, regional, and minority languages in the EU. Posts are written in five languages by UI students and faculty! Check back regularly for updates!

Bridging the Gap: Language and Community in Action in East Central Illinois

Skye Mclean discusses the East Central Illinois Refugee Mutual Assistance Center (ECRIMAC), which provides services essential to refugee and immigrant resettlement in East-Central Illinois and aids in the exchange and preservation of their respective cultures.

Place and Space: Another Perspective on Crimea

Senior Andrey Starosin offers his perspective on the current events taking place in Crimea.

French Professor Revamps Course on "Language and Minorities in Europe"

Linguis Europae's own Zsuzsanna Fagyal and her course "Languages and Minorities in Europe" were featured in a recent issue of the School of Literatures, Cultures, and Linguistics.

Un'Ode al "Dialàtt Bulgnaiś": An Ode to the Bolgnese Dialect

Kaitlyn Russell muses on her fondness for the Italian dialect, Bolognese.

Wednesday, June 27, 2012

Le breton survit envers et contre tout


by Stefanie Smrokowski |

editors:
Alessia Zulato (PhD candidate in French)
Zsuzsanna Fagyal (Associate Professor of French) |

L’image que beaucoup d’entre nous ont de la culture française est très positive. Quant à moi, j’adore toutes les choses françaises ! La mode est exceptionnelle, la cuisine est unique, et les arts occupent une place éternelle dans l’histoire de ce pays. Je m’incline devant l’influence de la France dans l’histoire des idées et des goûts, ainsi que l’élaboration sophistiquée de sa langue officielle : la langue française. Mais je ne peux pas fermer les yeux sur une chose : l’idéologie de la langue française qui a fait de cette langue une petite brute de classe mondiale. Permettez-moi de l’expliquer !

Personne ne comprend cette vérité mieux que ceux qui parlent encore breton, une langue régionale en France qui cherche à survivre à l’ombre de la langue française depuis des siècles. Le breton est parlé en Bretagne,  une belle région dans le nord-ouest de la France. La population de cette région se démarque de beaucoup d’autres régions par sa langue régionale unique, une langue celtique, qui est désormais en danger.


Selon Ethnologue – Langues du Monde, il n’y a plus que 500,000 personnes en France qui parlent breton et environ 1, 200,000 qui le comprennent encore mais qui ne le parlent plus. Le graph ci-dessous révèle, néanmoins, une triste tendance ! Le nombre de brittophones est en chute libre depuis le XIXe siècle! Cependant, ce qui est frappant, c’est que la langue n’a pas encore disparu du paysage linguistique de la France. Comment est-ce possible ? Comment le breton peut-il encore exister aujourd’hui malgré l’hégémonie d’une grande langue puissante comme la langue française qui est promue dans tous les domaines d’usage linguistique?

http://www.ofis-bzh.org/fr/langue_bretonne/historique/index.php 
C’est un miracle, en effet, car le gouvernement français ne cherche pas à promouvoir l’usage du breton au-delà des concessions bien connues sur le financement partiel des écoles Diwan, une fédération d'écoles associatives et privées, qui enseigne le breton par immersion. La grande majorité des pays européens reconnaissent la présence des langues régionales et des pays comme l’Allemagne, l’Espagne et la Pologne ont ratifié la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires qui permet d’obliger les pays européens à assurer la survie des leurs langues régionales locales. Beaucoup de pays sont sensibles à la contribution culturelle et linguistique que représentent les langues régionales locales, surtout quand les citoyens du pays parlent encore ces langues. La France se trouve complètement à l’opposé. La position officielle de la France a toujours été de reconnaître seulement la langue française qui est devenue la seule langue officielle du pays en 1992, l’année d’ouverture la Charte à la signature des pays membres du Conseil de l’Europe ! Quel paradoxe !

Alors, la France signe la Charte en 1999, mais elle ne la ratifie pas. Rien ne se passe pendant un bon moment quand la dernière révision constitutionnelle en 2008 apporte enfin une surprise et un petit espoir : la Constitution est amandée par un nouvel article (l’article 75-1) qui précise: « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ». L’histoire de ce projet de loi et les négociations qui ont mené à son adoption sont très intéressantes et bien relayées par le blog des actualités constitutionnelles : Les langues régionales entrent dans la Constitution.

Mais ce n’est pas assez. Autoriser l’usage de la langue et reconnaître sa valeur est bien, mais cette action ne suffit pas pour empêcher le déclin. Je pense que la France doit encourager l’enseignement, le respect, et la croissance de ses langues régionales qui font partie de sa culture et son histoire. Alors, comment promouvoir une langue régionale comme le breton? D’abord, on décide que c’est une priorité. Ensuite, on améliore l’accès à l’éducation bilingue franco-breton. Maintenant le breton est enseigné dans quelques écoles primaires ou secondaires, mais moins de 2% des étudiants reçoivent une éducation bilingue. Afin d’améliorer le statut du breton (status planning) dans les domaines publics, on pourrait utiliser la langue encore plus dans les médias. L’accès aux dictionnaires , une mesure appelée planification de corpus, peut aider à répandre la connaissance de la langue…


Le français a toujours été une langue influente dans le monde entier. C’est une langue de travail de l’Union Européenne, la langue officielle des Jeux Olympiques, et d’autres institutions mondiales. Les pays francophones ne sont pas seulement en Europe mais aussi sur cinq autres continents. Le français est sans doute une langue importante, et la France a raison de chercher à la promouvoir. Mais les langues régionales comme le breton ne méritent pas d’être oubliées dans ce processus. Je propose que la France apprécie plus l’influence culturelle et historique de la langue bretonne et qu’elle agisse conformément à sa nouvelle Constitution en assurant la survie de ce patrimoine unique.


Stefanie Smorokowski is a senior in the College of Applied Health Sciences, preparing a BS in Kinesiology. Her interests in regional minority languages in France have inspired this blog entry for the European Union Center’s Language and Minorities in Europe (418) cross-listed survey course. In this text, she shares with us her thoughts on French culture and the protection of one of France’s regional minority languages: Breton.

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Thursday, June 21, 2012

L’anglais et le français : Une relation d’amour-haine

Par : Emily Felker |

La langue française, autrefois une
lingua franca européenne, est en crise aujourd’hui, selon certains.  Il y a des questions qui se posent de plus en plus : est-ce inévitable que l’anglais remplacera le français dans les affaires et dans le monde du travail ?  La présence croissante de l’anglais dans les médias en France est-elle simplement « cool » ou bien une véritable menace ?  À quel point la domination linguistique devient-elle la domination culturelle ?  Et finalement, qu’est-ce qu’on peut faire, et est-ce qu’on veut faire quelque chose pour l’arrêter ?
Pour comprendre l’importance de la situation, regardons les rapports de l’Observatoire de la langue française de 2010 intitulé : « Le français, une des grandes langues du monde ». 1  Ils expliquent comment la langue française est en train de perdre sa place privilégiée dans les institutions européennes, notamment au sein de l’Union européenne.  Dans la Commission européenne, par exemple, seulement 12% des documents sont rédigés en français, tandis que presque tous les documents paraissent en anglais.  Et dans le Conseil, c’est pareil : l’anglais est de facto la langue source des documents.  Même si les participants des réunions et des conférences maitrisent autant le français que l’anglais, l’anglais l’emporte pour le travail quotidien.  Donc bien que la politique de l’UE affirme l’importance de « la diversité culturelle, religieuse et linguistique », l’hégémonie de la langue anglaise a déjà pénétré à l’intérieur de cette institution, au détriment du français.

Ce qui est curieux, c’est le fait que beaucoup de français semblent très prêts à apprendre et utiliser l’anglais.  Ils reconnaissent l’utilité de parler anglais si on veut travailler dans une grande entreprise, ou bien en n’importe quelle profession qui nécessite la communication internationale.  Par conséquent, l’enseignement de l’anglais en France est en constante augmentation.  La vidéo ci-dessous est une bonne illustration des avantages de l’anglais qui attirent les francophones :


Si la seule plainte était que les Français se sentaient de plus en plus obligés d’apprendre l’anglais, il n’y aurait peut-être pas de problème.  Pour les individus, être bilingue est normalement une bonne chose, surtout à l’époque de la mondialisation.  En théorie, on peut comprendre et utiliser une langue véhiculaire au travail sans perdre sa langue maternelle.  Mais ici, le problème c’est qu’en utilisant l’anglais, les francophones sont en train d’apporter tout un nouveau vocabulaire à leur propre langue.  Comme l’influence des Etats-Unis est très forte dans le monde du commerce et de la technologie, l’anglais commence à avoir une plus grande influence linguistique.  De cette manière, l’anglais est sans doute une menace considérable à la langue française elle-même.  

Le grand risque pour la langue française est l’invasion de nouveaux mots anglais, ce qui la rend parfois presque méconnaissable.  Non seulement le dialecte du « franglais » comprend-il des mots anglais sous une forme francisée, mais également les structures syntaxiques françaises peuvent être anglicisées. Un dialogue banale qu’on pourrait entendre dans une entreprise en France aujourd’hui (ce texte est relevé d’un autre chapitre du rapport de l’Observatoire de la langue française) :
« Tu peux me débriefer sur le meeting ? Je n’ai pas pu venir […] 
— D’abord, tout le staff a donné son feedback sur le dernier deal. […] 
— Depuis que l’on a mergé, le N+1 n’arrête pas de benchmarker nos annual reviews. Les miens étaient borderline en 2009. Enfin, comme je vais sûrement closer un gros deal, j’espère avoir une augment. 
— Au fait, il y a un call sur les ratings demain. Mais je suis overbooké là, je te forward le mail. Keep in touch ! »

Si ce n’est pas ridicule !

D’un côté, il semble que la tentation à incorporer l’anglais dans la langue et la culture françaises (surtout au travail) est irrésistible.  C’est facile à faire, après tout !  Mais de l’autre, certains ne renonceront pas à leur langue sans se battre.  Par exemple, depuis 1999, l’Académie de la Carpette anglaise donne chaque anné un prix pour « recompenser » une personnalité ou une institution en France qui s’est distinguée par une soumission à la domination de la langue anglaise.2,3

Faire honte à ceux qui promeuvent l’anglais aux dépens du français n’est qu’une des stratégies possibles pour sauvegarder la langue, et peut-être ce n’est pas la plus efficace.  Mais qu’est-ce qu’on peut faire ?  Pour le meilleur et pour le pire, l’anglais est maintenant en haut de la hiérarchie des langues.  C’est séduisant, mais dangereux.  La relation d’amour-haine entre les francophones et les anglophones continuera à évoluer, et peut-être dans une vingtaine d’années, on verra s’ils peuvent coexister sans que les Français perdent leur identité.

Sources :
1.  « Le français, une des grandes langues du monde ». La langue française dans le monde 2010. OIF. <http://www.francophonie.org/IMG/pdf/3e.pdf>.  p. 278-9.
2.  « L’actualité de la langue française ». La langue française dans le monde 2010. OIF. <http://www.francophonie.org/IMG/pdf/4e.pdf>. p. 292, 357.
3.  « Académie de la Carpette anglaise ». Wikipédia. <http://fr.wikipedia.org/wiki/Acad%C3%A9mie_de_la_Carpette_anglaise>.


Merci beaucoup à Alessia Zulato pour ses conseils à propos du langage !


Emily Felker is a senior, majoring in French and Psychology at the University of Illinois. She composed this blog entry while enrolled in the European Union Center’s Language and Minorities in Europe (418) cross-listed course that she took to learn more about issues in language policy and planning in France and the EU.

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Tuesday, June 19, 2012

El Futuro De La Lengua Vasca: ¿Seguro O En Peligro?

Por: Megan Hannan |

El euskera es una lengua con una historia tumultuosa y un futuro incierto.  Se habla en el País Vasco, que forma parte de España y Francia.  Debido a que euskera es una lengua regional, se prohibió durante el franquismo.  Por lo tanto, se convirtió en peligro.  Debido a la literatura y el uso secreto en la vida privada, sobrevivió.  Obtuvo un estatus cooficial en el País Vasco en 1978 cuando la Constitución española se reescribió. 

Sin embargo, todavía se trata de una lengua minoritaria, por lo que puede llegar a ser superado por el castellano, especialmente porque el euskera tiene características que son desfavorables para su revitalización y su mantenimiento.  Por ejemplo, el idioma no es útil en otras regiones.  Además, la inmigración y la globalización en la región afectan a la prominencia de la lengua vasca.  Normalmente los residentes utilizan sus lenguas maternas mientras aprenden el castellano.  Entonces, ¿va a extinguirse dentro de cien años?  Probablemente no va a desaparecer.  ¿Por qué?  Hay cuatro razones principales para su seguridad actual.

El orgullo vasco – Muchos vascos se sienten orgullosos de su cultura y lengua.  Se llama el nacionalismo étnico.  Significa un sentimiento de pertenencia a una comunidad histórica cuyos miembros se identifican con ciertos símbolos y creencias.  El euskera tiene suficientes hablantes que seguirán usándolo y transmitiéndolo a las generaciones futuras.

Euskaltzaindia – El nombre significa “un grupo de guardianes de la lengua vasca.”  En español, se llama La Real Academia de la Lengua Vasca.  Esta institución mantiene una versión estándar (euskara batua) y protege a la lengua.  Promueve las leyes que favorecen el euskera y también estimula al público a utilizarlo.  Se dedica a preservar el euskera.  La oficina central en Bilbao se representa abajo[1].


El estatus – Las leyes en la Comunidad Autónoma Vasca declaran que el euskera es una lengua oficial junto con el castellano.  Además, es una lengua regional, por lo tanto La Carta Europea de Lenguas Regionales o Minoritarias la protege.  Debido a las políticas, el euskera se incorpora al sistema escolar y a la vida pública.  Por ejemplo, las señales se escriben en castellano y en euskera.  La foto de abajo muestra una señal en el País Vasco que incorpora ambos idiomas.  En la base también se dice “¡Proteja el País Vasco!” en euskera.

La tecnología – Hoy en día, una de las cualidades más importantes de un idioma es su presencia en el internet.  Este recurso puede permitir a una lengua que se extienda por todo el mundo.  Estos clips de YouTube demuestran el poder de la red.  El primer clip presenta a William Petersen, un actor americano famoso por su papel protagónico en el programa de televisión, CSI: Crime Scene Investigation.  El clip muestra su apreciación por el País Vasco y habla en euskera e inglés.



El segundo clip muestra el euskera en los actuales programas informáticos.  La compañía Microsoft ha creado un programa de idioma local para facilitar el aprendizaje en las escuelas.



Es claro que el euskera es seguro por el futuro previsible gracias a los esfuerzos de las empresas, el gobierno, las instituciones, y el público en general.  Sin embargo, tienen que continuar su trabajo para mantener el uso y la transmisión de la lengua.

Bibliografía:
Kksgae. (2009, November 02). Gil Grissom (C.S.I.) talks and sings in Basque language (Euskera). William Petersen
[Video file]. Retrieved from http://www.youtube.com/watch?v=cTCioJsN5Y0

Mspartnersinlearning. (2012, February 17). Local language program best practices – Basque Country
[Video file]. Retrieved from http://www.youtube.com/watch?v=l5k91mAGHBY

Megan Hannan is a senior in Spanish at the University of Illinois. She composed this blog entry while enrolled in the European Union Center’s Language and Minorities in Europe (418) cross-listed course that she took to learn more about issues in language policy and planning in the EU and the Mediterranean.


[1] Las fotos en este blog se tomaron personalmente por el autor.

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Friday, June 15, 2012

Lingua Montenegrina

by Jasmina Savic |

What do you think is the youngest official state language in Europe? It is the language spoken by about 150,000 people of a small independent country in the Balkans whose total population counts 625,266. It is called Montenegrin. With the new Constitution New Constitution in 2007 this language became the official language of the independent nation of Montenegro.  This language is called Montenegrin language. The question that arises is: why does onlyone-fourth of the entire Montenegrin population speak the official language?

It is not because Montenegrin is a newly born, unique language that is still quite unknown to the citizens of Montenegro. On the contrary, this language is well known not only within the state of Montenegro but in neighboring countries as well. It is one of the four Ausbau languages (“languages by extension, or construction”), along with Serbian, Croatian, and Bosnian, which diverged from the Yugoslav lingua franca, the Serbo-Croatian language. Namely, they used to be considered one language but are now making a conscious effort to differentiate from each other. After the fall of Yugoslavia, in the 1990s, the unifying Serbo-Croatian language diminished. Serbian was proclaimed the official language of new Yugoslavia which consisted of the two republics: Serbia and Montenegro.

The main reason for the lack of unanimous acceptance of the new language lies in the fact that Montenegrin is understood as a mere political rather than linguistic creation. Montenegro was the last republic to become independent, in 2006. Since then all those citizens of Montenegro who felt that they still belonged to the former union with Serbia expressed disagreement with the idea of a newly formed language. For this reason Montenegrin is still not accepted by 42.88% of the population who don’t claim it their own language. According to them, Montenegrin appears to be just a dialect of Serbian.

Nevertheless, in the last couple of years, Montenegrin linguists, guided by the idea that any language system adjusts and
adapts in accordance with various political, social, and historical changes, have worked hard on the process of the language standardization, in areas of corpus and status planning.  They decided not to abandon the phonetic principle “Write as you speak, read as it is written” that Vuk Stefanović Karadžić proposed for the Serbo-Croatian language in the 19th century. This phonetic rule acquired new interpretations and allowed many dialectical forms to be accepted as standard in the modern Montenegrin language. This initiated further reforms of spelling and orthography.

Unlike the other three Ausbau languages from the former Yugoslavia, the Montenegrin alphabet, both Cyrillic and Latin, has 32 letters including two new letters: Ź (З́) and Ś (Ć). These two letters were added in order to render the pronunciation of sounds
“žj,” “šj” that can be found in words of once dialectical forms such as “šjever” (North )and “ižjelica” (the person who has enormous appetite).  Ź (З́) and Ś (Ć) appear as result of the alternation ijotization (jotovanje), by which “S” and “Z” before “J” become “Ž” and “Š” followed by an additional “J” in pronunciation. The image bellow illustrates the usage of the new letters in words “ax” and “eye pupil” in Cyrillic alphabet.
source
Yet, the books with new orthography are still to be published. Until then, the old orthographic material is being used in education.

In the meantime, the government of Montenegro decided that, besides Montenegrin, the school curriculum should include instruction in Serbian as well as Bosnian and Croatian for they are the official working languages of the state
official working languages of the state.

So, language learners around the world: get ready learning the newest language of Europe!


Jasmina Savic is PhD student in Slavic Studies at the University of Illinois. Her interests in language policy and language planning in the Balkans motivated this blog entry, written while enrolled in the European Union Center’s Language and Minorities in Europe (418) cross-listed course.


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Wednesday, June 13, 2012

How much progress have we really made?


by Molly Schwerha
|

It has been nearly twenty years since the European community came together in Strasbourg (November 1992) and under with the auspices of the Council of Europe authored the European Charter for Regional or Minority Languages (European Charter for Regional or Minority Languages). This was a significant step in building a broader understanding of the importance of protecting the historical regional or minority languages of Europe.  Member states of the Council of Europe enacted the Charter to protect and promote Europe’s diverse cultural heritage. They agreed that using a regional minority language in public and private life should be a fundamental right and that actions needed to be taken to do so.  Minority languages should be taught more in education to help keep them from becoming endangered.  Promote these languages and encourage their use in speech, writing, public and private. Great principles in theory, however, it is what is practiced that really matters.   Nearly twenty years later, in the summer of 2009, a new state law was passed by Slovakia which amended Slovakia’s Language Act, challenging the heart and spirit of the treaty developed in Strasbourg.  

The new law which calls for fines up to 5000 Euros for using incorrect Slovak as well as tighter regulations for the use of “correct Slovak” is drawing strong criticism with the European Union. The amended law which effectively bans minority languages from the public realm as well as private conversations is also drawing strong criticism from neighboring Hungary.  According to an article on xpatloop.com, November 9, 2009 entitled “Slovakia Curtails Free Speech Through Restrictive language law” the Hungarian Coalition Party president, Pal Csáky referred to the new law as “linguistic imperialism – pervasive, arbitrary and punitive”.  

In an article on EuroActiv.com, German MEP Michael Gahler has slammed the new Slovak law saying it does not conform to EU standards and it is discriminatory against minority languages.   He has been quoted as saying “Slovakia is violating commonly respected standards in the EU and is disregarding respective recommendations of the Council of Europe, which foresee the extended use of minority languages”.  He went on the say “(Slovakia) risks discrediting itself as an EU member and becoming a totalitarian state again if the new provisions are consistently applies. An example of the new law cited in the xtaloop.com article by the Hungarian Human Rights Organization expresses some of the concerns with the new law.   “Imagine you are in your homeland, purchasing a rail ticket at the local train station.  You walk up to the ticket counter and ask for a ticket in your own language.  The clerk replies in your own language, but the train company is fined for this “crime”.  Is this an Orwellian nightmare?  Unfortunately, no.  As of September 11, 2009, this is a realistic scenario in Slovakia – a member of NATO and the European Union. A country located in the heart of Europe”.  

The question remains, “how much progress have we really made?“ Is this recent change in Slovakia an isolated situation or is it the beginning of a series of changes across the European Union?  Is the basic principles outlined at Strasbourg at risk?  Are regional and minority languages actually getting the respect that they deserve? This is violating the Charter enacted by the Council of Europe.  I would like to hear more from the people of Slovakia.  Please feel free to respond to the comments section.  


Molly Schwerha is a senior in Childhood Education at the University of Illinois. She composed this blog entry while enrolled in the European Union Center’s Language and Minorities in Europe (418) cross-listed course that she took to learn more about issues in bilingual education in the EU.



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