Monday, November 16, 2015

Les langues sont belles : Codeswitchons!

by Katherine Stegman-Frey

Katherine Stegman-Frey is a graduate student in Hispanic Linguistics at the University of Illinois. She is planning on teaching English and Spanish as a second language and is interested in language and culture and how humans use them. She wrote this blog entry as a student in 418 ‘Language and Minorities in Europe.'

En 2015, du 14 au 22 mars, on a fêté la 20e semaine de la langue française et de la Francophonie.  Comme contribution, le CSA (le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) a affiché un clip sur Youtube où il s’agit du code-switching et de l’emprunt lexical de l’anglais au français.

Il va sans dire que le sujet de l’utilisation des mots anglais, des anglicismes, dans les interactions françaises est vraiment vivant et toujours disputé.  En même temps, l’emprunt des mots n’est pas un nouveau phénomène pour les deux côtés de la Manche.  Il existe depuis longtemps et il y a beaucoup d’exemples dans l’histoire.  On trouve quelques néologismes établis comme tennisman et redingote et quelques uns plus récents comme le weekend et on y go.

Historiquement, on pourrait considérer l’invasion et la conquête normande de l’île britannique en 1066 comme une sorte de hyper-exemple de l’échange du vocabulaire.  Un grand pourcentage du lexique anglais d’aujourd’hui peut être tracé au français anglo-normand.  A travers l’histoire, par moyen des interactions économiques, militaires, intellectuelles, etc. entre les royaumes, les langues étaient transformées.

L’emprunt lexical n’est qu’un cas entre l’anglais et le français.  Il faut simplement considérer la Renaissance qui a fomenté l’emprunt des mots italiens au français.  Des poètes de la Pléiade, comme Ronsard, tout en développant des mots des racines grecques et latines, ont emprunté des mots italiens au français.

En 1635, le cardinal Richelieu a créé l’Académie française pour maintenir la pureté du français, établir un système d’orthographe et pour purger le français des néologismes excessifs de la Renaissance.  L’Académie française continue à protéger le français aujourd’hui.

Le clip du CSA, intitulé « Stop aux anglicismes.  La campagne vidéo : ‘Notre langue est belle, utilisons-la.’ », offre une des perspectives dans le débat d’aujourd’hui.  Il est bref et on n’a aucun doute sur ce qui constitue le message du clip.  Dans un café-bar, un homme parle à une belle femme de sa journée.  Pendant l’échange, l’homme emploie beaucoup de mots anglais.  La quantité d’anglicismes entrave la compréhension de la conversation de la part de la femme et du publique.  La femme perd patience et elle lui parle en anglais en demandant qu’il choisisse une des deux langues.  Elle découvre que l’homme ne comprend pas l’anglais et elle part.  L’homme est découragé et il se dit, « single again ».  Le clip finit avec un slogan à faveur de l’utilisation du français pur et pour l’arrêt de l’emploi des anglicismes.

Dans l’ensemble, le clip ne dure que trente-six secondes, mais la durée est suffisante pour choquer l’audience.  Sans considérer tous les détails, on n’a aucun problème à comprendre le thème central.  Une analyse du clip donne une perspective avec plus de détails.  Premièrement, il faut considérer le contexte de l’interaction ; il est évident qu’il s’agit d’un homme qui essaie de draguer la femme.  La raison pour laquelle il ne réussit pas est qu’il ne parle  pas un niveau de français assez élevé.  Donc la leçon du clip est qu’il faut bien parler pour être charmant et, ensuite, pour avoir du succès dans les projets amoureux.

Deuxièmement, le discours de l’homme exagère les anglicismes.  Il y a une cinquantaine de mots et onze parmi eux qui sont des anglicismes.  La quantité d’anglicismes donne un air prétentieux et peu naturel à la conversation.  Le clip ridiculise l’expression des gens qui utilisent des anglicismes.

Il n’est pas étonnant de trouver des diverses réactions.  L’organisation franco-états-unienne de l’université de Texas, Français interactif, a réagi d’une manière négative.  Cette organisation travaille pour faciliter l’enseignement de la langue et de la civilisation françaises.  Sur leur site Facebook ils ont mis une publication contre le clip.

Une postulation réaliste des résultats de ce clip est la provocation comme celle de Français interactif.  L‘état et la protection du français a une place principale dans la société  française.  On voit son importance dans la législation, comme le manque de ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.

Mais, pourquoi est-ce que cette publicité ne critique que des anglicismes ?  Une explication tentative est l’augmentation de l’anglais comme lingua franca en Europe et dans le monde entier.  L’adoption de l’anglais dans les domaines français.  Cette invasion a précipité des réactions et critiques qu’on voit dans les media comme celle du CSA.

C’est vrai que la langue française est belle et qu’elle mérite l’utilisation fréquente, mais mérite-t-elle de se moquer des possibilités offertes par le code-switching et l’emprunt ?   Qu’est-ce que vous en pensez ?

Sources:

Ici on parle français. Web. Mars 28 2015. < http://ttfrench.weebly.com/uploads/1/3/4/7/13476618/689270_orig.jpg>

Keep calm and parle à ma main. Web. 26 Mars 2015. <http://sd.keepcalm-o-matic.co.uk/i/keep-calm-and-parle-a-ma-main.png>

Stop aux anglicismes La campagne vidéo: «  Notre langue est belle, utilisons-la». LeCafé du FLE Web. 26 Mars 2015. <http://www.lecafedufle.fr/2015/03/stop-aux-anglicismes-campagne-video-notre-langue-belle-utilisons/>.

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